Mots clès : le Siècle. Qui en fait partie ?
Rumeurs contre rumeurs : Nicolas Sarkozy prépare sa campagne de 2012
Les vrais sujets ne manquent pas. Et pourtant, le camp présidentiel a lui-même allumé le feu. Voici à nouveau la droite classique empêtrée dans une affaire minable de rivalités politiques, sur fonds de rumeurs. La situation est incroyable. Le contre-espionnage français a confirmé au Monde avoir bel et bien enquêté sur les traces informatiques de la rumeur d’infidélités conjugales au sein du couple Sarkozy, en France et à l’étranger. Le renseignement français est donc tout entier mobilisé pour cette affaire dérisoire. Embourbé dans un polémique sur le bouclier fiscal, l'Elysée semble bel et bien décidé à divertir l'attention. L'attaque contre les "rumeurs" fait partie d'un scénario de campagne de Nicolas Sarkozy pour 2012. Oublier le bouclier fiscal On le sait, Nicolas Sarkozy y pense très fort à sa réélection de 2012. Il y a quelques semaines, il a fait semblant de s'interroger, par proches interposés (Carla, son père). En parallèle, il consulte. Il lui faut un programme, fort et clivant. Sinon, les Français risquent de lui en imposer un autre, son propre bilan, déplorable, de son (in)action depuis 2007. Sarkozy consulte donc. A l'Elysée, on voit revenir Nicolas Baverez, cet économiste qui écrit beaucoup et intervient souvent. Jean-François Copé a été rallié. Si Sarkozy se plante trop durement en 2012, ses propres chances pour 2017 sont compromises. Gérard Larcher, Gérard Longuet, et inévitablement Alain Minc redoublent de conseils. Les proches du président aimeraient le convaincre qu'il faut qu'il se protège, que sa centralisation du pouvoir est trop dangereuse. Le Monde évoquait récemment que la contestation gagnait le sacro-saint Siècle, ce club des puissants, de gauche comme de droite, qui se réunit une fois par mois.
Bruits et chuchotements à l'Elysée
our une fois, ils sont d'emblée tombés d'accord. Patrick Buisson, cet idéologue érudit venu de l'extrême droite qui élabora en 2007 la stratégie de "siphonage" des voix du Front national, et Pierre Giacometti, ce politologue qui étudie l'opinion pour le compte de Nicolas Sarkozy, ont tous deux exposé la situation au président : sa popularité devrait encore baisser.
Martine Aubry parle du Siècle, un club de recontre très select
Le 19 octobre, sur BFM TV, Martine Aubry, qui convoite le poste de premier secrétaire du PS, a répondu à une question d’internaute, qualifiée par son auteur de "coquine"... enfin, pas au sens que vous imaginez...
[...]
Ce genre de club alimente beaucoup de fantasmes. Certains imaginent que s’y prennent les grandes décisions concernant l’avenir du monde, entre puissants, et loin du contrôle démocratique. Si ces visions complotistes sont sûrement erronées, il est clair que ce genre de réunions permet un échange d’idées et installe une certaine connivence qui peuvent ensuite avoir leur influence sur les actes des uns et des autres.
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21099
Rumeurs contre rumeurs : Nicolas Sarkozy prépare sa campagne de 2012
Les vrais sujets ne manquent pas. Et pourtant, le camp présidentiel a lui-même allumé le feu. Voici à nouveau la droite classique empêtrée dans une affaire minable de rivalités politiques, sur fonds de rumeurs. La situation est incroyable. Le contre-espionnage français a confirmé au Monde avoir bel et bien enquêté sur les traces informatiques de la rumeur d’infidélités conjugales au sein du couple Sarkozy, en France et à l’étranger. Le renseignement français est donc tout entier mobilisé pour cette affaire dérisoire. Embourbé dans un polémique sur le bouclier fiscal, l'Elysée semble bel et bien décidé à divertir l'attention. L'attaque contre les "rumeurs" fait partie d'un scénario de campagne de Nicolas Sarkozy pour 2012. Oublier le bouclier fiscal On le sait, Nicolas Sarkozy y pense très fort à sa réélection de 2012. Il y a quelques semaines, il a fait semblant de s'interroger, par proches interposés (Carla, son père). En parallèle, il consulte. Il lui faut un programme, fort et clivant. Sinon, les Français risquent de lui en imposer un autre, son propre bilan, déplorable, de son (in)action depuis 2007. Sarkozy consulte donc. A l'Elysée, on voit revenir Nicolas Baverez, cet économiste qui écrit beaucoup et intervient souvent. Jean-François Copé a été rallié. Si Sarkozy se plante trop durement en 2012, ses propres chances pour 2017 sont compromises. Gérard Larcher, Gérard Longuet, et inévitablement Alain Minc redoublent de conseils. Les proches du président aimeraient le convaincre qu'il faut qu'il se protège, que sa centralisation du pouvoir est trop dangereuse. Le Monde évoquait récemment que la contestation gagnait le sacro-saint Siècle, ce club des puissants, de gauche comme de droite, qui se réunit une fois par mois.
Bruits et chuchotements à l'Elysée
our une fois, ils sont d'emblée tombés d'accord. Patrick Buisson, cet idéologue érudit venu de l'extrême droite qui élabora en 2007 la stratégie de "siphonage" des voix du Front national, et Pierre Giacometti, ce politologue qui étudie l'opinion pour le compte de Nicolas Sarkozy, ont tous deux exposé la situation au président : sa popularité devrait encore baisser.
Martine Aubry parle du Siècle, un club de recontre très select
Le 19 octobre, sur BFM TV, Martine Aubry, qui convoite le poste de premier secrétaire du PS, a répondu à une question d’internaute, qualifiée par son auteur de "coquine"... enfin, pas au sens que vous imaginez...
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Ce genre de club alimente beaucoup de fantasmes. Certains imaginent que s’y prennent les grandes décisions concernant l’avenir du monde, entre puissants, et loin du contrôle démocratique. Si ces visions complotistes sont sûrement erronées, il est clair que ce genre de réunions permet un échange d’idées et installe une certaine connivence qui peuvent ensuite avoir leur influence sur les actes des uns et des autres.
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21099
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