Je demande pardon pour le pardon du pardon que donnera Jack Lang pour celui de Ségoléne Royale pour avoir torpiller ainsi le nom du président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui comme le fait remarque Bakchich.info , était là où on l'attendait à la conférence de Durban 2 sur le racisme .
La lutte pour la réforme agraire qui, avant, se basait seulement sur l'occupation de terres du latifundium est devenue aujourd'hui plus complexe. Nous devons lutter contre le capital. Contre la domination des entreprises transnationales. La réforme agraire a cessé d'être cette mesure classique : exproprier de grands latifundios et distribuer la terre en lots aux paysans pauvres. Maintenant, les changements en milieu rural pour combattre la pauvreté, l'inégalité et la concentration des richesses dépendent de changements non seulement de la propriété de la terre mais aussi du modèle de développement. Aujourd'hui, les ennemis sont aussi les entreprises internationalisées qui dominent les marchés mondiaux. Cela signifie aussi que les paysans dépendront chaque fois plus des alliances avec les travailleurs de la ville pour pouvoir avancer dans leurs conquêtes.
Source : publié en portugais par la Revista Caros Amigos, São Paulo, janvier 2009, et en espagnol par ALAI, janvier 2009.
Il y a quelques semaines, Evo Morales a donné une conférence à l’IEP de Paris. Il y affirmait notamment que le gouvernement de l’Etat plurinational de Bolivie (la forme longue de dénomination de la Bolivie depuis l’approbation de la nouvelle constitution politique de l’Etat - CPE) était un gouvernement dont la base était les mouvements sociaux indigènes (notamment et surtout les syndicats). Dans sa rhétorique quotidienne envers les Boliviens, Evo Morales appuie d’ailleurs sa légitimité démocratique sur le soutien dont il bénéficie de la part des mouvements indigènes (60 % de la population).